Pourquoi passer ses photos dans un logiciel pour leur appliquer un traitement ?

Question récurrente des néophytes. En général, nous shootons en format RAW et non en JPG (ou alors,  on se prive de toutes occasions de corrections ou presque et ce format est destructeur, le RAW non). Dans ce format, dit « brut », en sortie du capteur, l’image est plate : peu de contraste, balance des blancs réduite à 0, etc il faut donc ajuster grâce à un logiciel ce côté brut (on assimile souvent le RAW au négatif de l’argentique sur lequel on effectue un développement en chambre noire).

Cela peut être simple : contrastes, exposition, luminosité ou plus poussé pour donner un sens créatif à la photo et la sublimer. Au contraire des idées reçues, appliquer un traitement ne signifie pas corriger à l’extrême le sujet, le « retoucher » comme on me demande souvent : réduire un bras, enlever des bourrelets, corriger une ligne, la grosseur d’un nez, etc quoique pour les magazines, c’est courant ;) mais uniquement la photo dans son ensemble, de façon réaliste, toute la différence entre traiter une photo et la retoucher. Le traitement permet également de corriger les défauts des objectifs : les distorsions, perspectives trop déformées (par un UGA) , aberrations chromatiques,  vignettage, effets dû aux propriétés optique.

La post-production ou le traitement que nous effectuons sur nos photos est une partie intégrante du « travail » en photo. Pour moi, la répartition de la réalisation d’une photo est 50 % lors du shoot (qui doit être bon pour la suite), 50 % pour le traitement. Etant informaticien de profession (mais pas en graphisme ou design), le travail sur le PC pour développer ses photos est une chose naturelle (et il vaut mieux avoir une bête de course). Cela prend du temps, beaucoup de temps parfois pour trouver le meilleur compromis dans ce que nous souhaitons réaliser comme résultat, c’est le prix à payer pour obtenir une certaine satisfaction dans le résultat.

Le développement sous Lightroom, CS, DxO ou d’autres logiciels permet une créativité sans limite, et c’est ce qui me plait : avec une seule photo, arriver à obtenir (parfois selon nos humeurs ;) ) plusieurs résultats.

J’utilise pour ma part depuis quelques mois principalement Lightroom qui offre une palette très riche pour traiter les photos, avec des presets que l’on peut trouver sur Internet, que cela soit gratuitement (ou des sites spécialisés) ou en payant. L’avantage des presets, c’est d’avoir une base de démarrage, pour affiner ou ajuster selon nos goûts le traitement, et d’apprendre également toute l’étendue possible du logiciel.

Photoshop CS est souvent utilisé pour appliquer des textures ou de micros ajustements (exposition, contraste, …), et parfois des actions / scripts (on en trouvera des intéressants ici ou ). J’aime bien appliquer parfois des textures (un tutoriel vidéo pour un exemple d’application), cela met en valeur le sujet, et donne une pointe d’originalité et de créativité à la photo. Les action / scripts permettent de bons résultats aussi, et contribue également à l’apprentissage du logiciel en autodidacte.

Même si j’ai souvent utilisé DxO Optics Pro, j’ai pratiquement abandonné cette solution : l’interface manque d’ergonomie (vs. LR), et le traitement effectué reste un peu grossier (avis très subjectif), même s’il a tout de même des points positifs quant à son utilisation : bon traitement du bruit, corrections des défauts optiques. Il faudrait que je regarde pour l’utiliser en parallèle avec Lightroom / CS, en workflow, afin de combiner les avantages des 2 voire 3 logiciels.

Ci-après quelques exemples de traitements avec LR et CS, un peu créatifs, les 3 premières photos d’auto-portrait ont été prises au flash + parapluie blanc + déclencheurs Cactus Trigger + 24-70 L, à la maison, la dernière en studio.

LR + CS pour la texture :

LR pour les corrections de base + CS pour l’effet cinematic (action utilisé) et le texte :

CS pour le N&B, la lumière, la texture et le texte :

LR + CS pour la texture et le N&B :


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