Qui dit court séjour en Bretagne, dit forcément longues poses sur le bord de mer, des paysages de mer ou seascape, et si possible avec le soleil qui se couche, tel était mon objectif cette année.

J’aime ce type de photos, et surtout, j’aime les réaliser. Outre le résultat, c’est aussi se retrouver face à l’océan, au calme, en train d’admirer le panorama qui s’offre à soi. Sans compter que je suis d’un tempérament solitaire (parfois), et me poser avec mon matériel, dans la nature, procure beaucoup de sérénité, loin du monde.

Une sortie pour un coucher de soleil ou sunset, c’est préparer son matériel, tel un rituel avant toute sortie, ce que je prends dans ma besace :

  • mon boitier 5D II, avec un capteur propre, même si je vais devoir le refaire je pense,
  • 2 objectifs : le 17-40 f4 et le 24-70 f2.8, lentilles nettoyées,
  • un déclencheur,
  • un trépied, seul reproche : de ne pouvoir positionner le boitier au raz du sol, à cause de la barre inférieure,
  • 2 filtres nettoyés : un B+W 110 pour la longue pose (x1000 sur le temps d’exposition), un filtre dégradé neutre gris Cokin (P121, avec son support et sa bague), indispensable pour le coucher de soleil

Ce qui nous intéresse ici, c’est le filtre dégradé, qui se présente sous forme rectangulaire, séparé en deux, une zone sombre et une normal. Ce filtre est à utiliser pour le paysages de mer, avec un horizon, compte tenu de la séparation sombre / clair appliqué sur le filtre. En théorie le modèle P est censé être adapté pour les grands angles, mais il vignette tout de même avec mon 17-40. Privilégier le format slim donc chez les autres marques.

Le problème de nos capteurs, c’est qu’ils ne peuvent reproduire ce que voit l’oeil, et les différences d’exposition (soleil / mer au coucher de soleil, lumineux / ombre) trompent le capteur qui ne sera pas du tout fidèle au rendu souhaité (typiquement une question de plage dynamique), même si le plein format améliore grandement les choses (vs. APS-C).

Bien entendu il existe des artifices pour combler ce défaut lié au capteur, via logiciel : le TT-HDR, le DRI /digital blending, bon nombre de personnes ne comprennent pas leur usage et pourquoi les utiliser, ce qui est bien dommage je trouve.

Si l’on ne souhaite pas utiliser le HDR ou le digital blending, il reste le filtre dégradé, le rendu sera donc à la prise de vue : l’exposition entre le ciel (clair), et la mer / rochers (foncés), sera au plus prés de la perception de notre oeil.

Exemple d’une prise de vue avec le filtre mis à moitié, ce que je voyais était comme la partie gauche :

à gauche : avec le filtre, à droite : sans

Le filtre sublime la couleur que donne le coucher de soleil avec les nuages. Les Cokin, avantage ou inconvénient, mais je le vois plus comme un avantage, ont tendance à avoir des teintes magenta prononcées au bout d’un moment de la longue pose, j’aime bien personnellement.

Associé au B+W 110 pour augmenter le temps de pose, le filtre dégradé vous apportera de très belles photos de paysages marins.

Lunear I

Tropique

Serenity

Un billet de la Bretagne de l’année dernière (2011).

Et l’année prochaine, je repérerai d’autres spots via http://www.photographierlabretagne.com (merci à RVBO pour le site)

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