Empire State Building

Passer une semaine à big apple, c’est revenir d’une ville en perpétuel mouvement avec des images pleins la tête, surtout si vous êtes fans des séries américaines qui ont souvent lieu à NYC (C.S.I., Friends, Castle, NY section criminelle, …). New-York, j’en rêvais souvent, nombres d’images emblématiques nous traversent l’esprit en y pensant : la statue de la liberté, le centre névralgique du business mondial avec Wall-Street, l’Empire State Building, les taxis…jaunes, tant de films ont été tournés dans la ville qui ne dort jamais.

Un petit tour d’horizon pour s’organiser au mieux une courte semaine : 6 jours pleins me concernant, autant dire court, très court, je recommande 10 jours pour un photographe pour être à l’aise.

Retrouvez à la fin de l’article, les différents parcours journaliers, ainsi qu’un aperçu du livre Blurb du voyage.

Avant de partir

Hôtel et vol

Autant Booking.com peut proposer des options intéressantes pour l’hôtel, et surtout, un retour sur la qualité de ce dernier, autant, c’est toujours un peu délicat quand il arrive de choisir un vol à part, et pour le meilleur prix possible. Aussi, je suis passé par Promo Vacances pour un duo vol + hôtel, cela a le mérite, malgré tout, de pouvoir choisir, à peu prés, ses horaires de départ, ceci pour optimiser les jours, avec un prix « modéré » : 1 000 € par tête pour 7 jours : départ le samedi fin d’après-midi (pour une arrivée le soir 19h50 à JFK), retour le vendredi soir 20h45, ce qui nous a laissé 6 jours pleins sur place.

on the road

American Airlines, affrété par British Airlines, propose de bons films (3 par vol) et d’assez bons repas j’ai trouvé, avec un service à l’américaine c’est à dire pro. Aux aéroports, tout votre matériel doit être déballé pour passer les portes de sécurité : boitier, objectifs, etc, mis à part ce passage un peu lourd, pas de souci particulier (en France ou aux US).

L’hôtel était le Broadway Plaza Hotel (avec petit-déjeuner ! le prendre dans la chambre, en utilisant le plateau de champagne), belle chambre au 12ème étage côté « cour »: mini-suite composée d’un grand lit et d’une partie avec bureau et canapé, ainsi qu’une énorme salle de bain. Le placement en étage est fortement conseillé, compte tenu des bruits de la rue, notamment le métro que l’on peut entendre. Nous n’avions pas pris le Wifi (10 $ / jour !), et avons eu la chance de capter un réseau Wifi, gratuit donc. De toute façon, le Wifi est souvent accessible dans tout Starbuck, Mc Do etc, moins pratique si vous avez un portable PC avec vous, mais cela dépanne bien. Je vous conseille de prendre l’hôtel sur l’île de Manhattan, plus pratique.

Formalités

Bien entendu, pour les U.S., on n’oublie pas de s’enregistrer à l’ESTA, sorte de VISA, réutilisable, pour entrer sur le sol américain. Le passeport, pour les Etats-Unis, doit être biométrique.

Argent / Liquide

Central Park

Allez échanger un peu d’euros en France pour en avoir sur place lorsque vous arrivez, rien que pour le taxi déjà et les premiers frais (de quoi manger, etc). A l’époque où je suis parti, il était à 1,35 $ pour 1 €. Nous avons échangé 200 € en France, il y a des bureaux de change à côté de la place de l’Opéra à Paris. Evitez celui (American Express) derrière l’arrêt du Roissy Bus, le taux est faible et ils se font plaisir au niveau commission.

Pas besoin de prendre des centaines d’euros pour les échanger là-bas, autant prendre directement du dollar dans les distributeurs, voire payer directement dans les magasins (certains, rares, font la conversion en € directement, vous avez le choix du paiement en $ ou en €, à l’instar de Century 21 par exemple).

Certaines banques françaises ont des accords avec des banques américaines pour ne pas avoir de frais lors d’un retrait, il est bon de se renseigner. Je suis à la BNP, et ils ont des accords avec Bank of america, vous aurez exactement le taux prévu lors du retrait.

Guides & co

Qui dit voyage, dit guide(s) : pour les astuces de la culture locale et surtout pour les balades à faire.

J’en ai retenu deux assez complémentaires :

  • le Lonely planet « New-York le guide » : complet avec une carte assez détaillée mais plus gros
  • le National Geographic : très complémentaire du Lonely, moins complet mais propose aussi des parcours bien dessinés, et pas mal de photos  pour agrémenter
Pour la photo, j’ai préparé à l’avance quels spots qui me semblaient intéressants. Je me suis beaucoup servi d’Internet, et notamment Flickr (suffit de rechercher le tag nyc et d’obtenir les photos « intéressantes ») ou de blogs (celui-ci est déjà une bonne base de départ ou encore le blog de Sophie dossier spécial NY), afin de repérer des endroits : 6 jours, c’est trop court pour perdre du temps sur place, d’autant plus que je souhaitais visiter les lieux de jour comme de nuit (un avantage à novembre où le soleil se couche aux alentours de 16h45), cela implique un minimum d’organisation, ne serait-ce pour savoir quels matériels prendre : objectifs, trépied ou non, etc même si parfois, il faut savoir improviser malgré un plan déjà conçu. Cela permet de trouver quelques (pas beaucoup) endroits sympas (grafs à partir du pont de Manhattan sur China town, la High line) ou réfléchir à des vues différentes dans les endroits connus, le tout notés dans une feuille excel sur Google docs. On pourra y associer aussi Google maps pour repérer précisément les lieux (Yahoo maps sur Flickr n’est pas terrible je trouve).
Vous trouverez en fin d’article, un lien vers Trip, le site du GPS i-got U, pour se donner des idées de balades, 1 par jour, par couleurs.

Matériel

Au niveau matériel photo, j’ai tout pris, avec 2 sacs, un pour le transport du vol (Lowepro Slingshot 200AW) , qui permet de tout mettre, l’autre, plus petit (Tamrac Velocity 8X) pour les balades durant la semaine, accompagné d’un tout petit sac en bandoulière qui permet de porter des optiques à sortir souvent (tout juste la place d’un optique de type 24-70), très pratique.

Le matériel que j’ai emmené, attention, digne d’un aventurier :

  • le boitier 5D Mark II
  • 2 batteries (dont une Phottix)
  • 2 CF 8 Go, 1 CF 16 Go, 3 CF 2 Go : seules les 3 premières ont été utilisées
  • une focale tout terrain : 24-70 L 2.8 : utilisée à 80 %
  • une longue focale 70-300 f4.5-5.6 utilisation à 5 %
  • un UGA Tokina 12-24 f4 (enfin 18-24 en plein format) : pour les panoramas/longues poses, 10 % d’utilisation
  • un fisheye Sigma 15mm f2.8 pour des vues un peu différentes : 5 %
  • 2 fixes 50mm 1.8 et 85mm 1.8 pratiquement pas utilisés
  • un flash Cobra 430EX II (très peu utilisé) avec des piles en plus,
  • des filtres : polarisant Hoya circulaire HD (très très utile les jours de beau temps), un B+W 110 (non utilisé), un GND  (P121 / ND8, non utilisé)
  • un trépied (pour les longues poses), qui est très bien du point de vue usage avec le recul : Vanguard Alta+234AP (seul matériel mis dans la valise en soute)
  • un kway pour le boitier / optique : ce fût d’un grand secours les jours de pluie, je vous le conseille, limite un must-have
  • un lecteur multi-cartes Lexar : si votre PC n’a pas tous les logiciels (Canon) de transfert
  • un notebook MSI  U100 10″ : permet de sauvegarder ses CF, de surfer sur le Net, et un peu de traiter les photos (mais très très juste), vider le GPS, etc
  • un GPS i-gotU 600 : tout petit, recommandé par Muriel, cela s’avère bien pratique pour ce type de voyage, bien que perfectible, il vous enregistrera vos balades du jour/nuit, et vous permettra d’associer les photos du parcours. On l’allume le matin avant de partir, et on l’éteint le soir pour le décharger. Par contre, peut-être enlevé l’économie d’énergie car parfois il place mal certains points / photos, à voir. Sous LR, on pourra lui adjoindre ce plugin de Geocoding (pour les RAW) ou GeoSetter un logiciel
  • une sangle Blackrapid RS-sport (achetée au SDLP avec une réduction), un must have si vous marchez longtemps : cela soulage du poids (boitier + 24-70 = 2 kgs), et pour déclencher / dégainer rapidement, c’est vraiment top, je ne saurais que vous conseiller d’en acquérir une. Dans l’ordre, je mets le petit sac, puis la RS, et enfin le sac à dos (pour pouvoir le faire  pivoter). Sur la RS, j’accroche le GPS.

 

il en faut du matériel pour partir, et dans un certain sens, du courage ;)

New-York est connu pour être la ville du street, ce qui n’est pas ma spécialité (pour peu que je puisse en avoir une ;) ), amis street photographer, rien que pour ça, vas-y, tu y verras beaucoup de personnes différentes et originales dans les rues.

Sur place

Transports

A l’arrivée à JFK, après avoir posé vos mains (4 doigts + le pouce) pour relever vos empreintes, ainsi qu’une photo souvenir pour la douane, vous irez directement prendre un taxi jaune.

C’est bien organisé (comme maintenant à CDG Paris), et rapide. Pour aller à Manhattan, c’est un forfait : 50 $ (45 $ taxi + 5 $ pour passer le péage du pont) + 5 $ de tips = 55 $.

Attention, il est préférable d’indiquer le croisement entre la rue et l’avenue (comme dans « NY section criminel » ;) ) du lieu où vous allez plutôt que l’adresse exacte (ou en plus disons), par exemple au niveau de la 27th street et Broadway. L’anglais peut être approximatif chez les chauffeurs. En ce qui me concerne, au lieu de se retrouver au 1155 Broadway pour le Broadway Plaza Hotel, le taxi nous a déposé dans le Broadway animé…à 10 rues de l’hôtel (l’occasion de prendre le métro :/), après 14 heures de voyage, c’est gênant. Au retour, nous avions pris un taxi privé (grosse berline noire, très FBI), pour 67 $ (60 $ + 7 $ de tips) que nous avait réservé l’hôtel.

28th Street

Concernant le métro, la MetroCard vous coutera 30 $ pour 7 jours. Bien que certains parlent de visiter Manhattan à pieds, je ne saurais que vous conseiller de prendre la carte, le métro est assez efficace, avec une ambiance toute spéciale : bas de plafond dans les stations, poutre métalliques, et bien entendu, pour ne pas être dépaysés, des gens pressés et qui tirent la tronche ;) Par rapport à Paris, vous verrez, au niveau fringues, plus de gens originaux, les new-yorkais osent, on me l’avait dit, j’ai constaté que oui.

Préférez la voie « express » si vous le pouvez, cela évite d’avoir un train omnibus, si vous avez à traverser l’île.

Miam

hot dog party

Le voyage vous a déjà coûté quelques euros de trop, il s’agit maintenant de réduire au maximum les dépenses. Manger pour pas cher, pour peu de ne pas être un fin gourmet, est facile à NYC. Le midi ou le soir, vous pouvez vous en tirer entre 10 et 15 $ par tête : traiteurs, Mc Do, Starbucks, vendeurs de rue pour un fameux hot-dog, pizza (LA pizza new-yorkaise !).

Shakes burgers

 Si vous voulez LE sandwich / hamburger à ne pas louper, allez donc chez  un Shake shack Burgers , le meilleur burger de Manhattan, attention il y a souvent du monde tellement c’est bon (il y en a un à Madison square park).

Originalité New-Yorkaise, dans les fast foods (Mc Do, Starbucks, …), il y a une seule file d’attente, et les serveurs vous appellent, « next please« , au lieu d’avoir N files. C’est dans ces « restaurants » que vous trouverez très souvent des accès Wifi gratuits, très utiles avec le smartphone pour se tenir au courant de la vie locale.

Proche de l’hôtel nous avons pu trouver notre « cantine » : le Café 28, où pour vraiment pas cher, vous mangerez bien et pratiquement toutes les cuisines du monde, sur place ou à emporter, pour les petits budgets.

Visites et photo

Les spots sont assez connus, rien de spécial à donner, que vous trouverez facilement dans les guides : Central Park, Wall street et la construction des nouvelles tours (le site demande d’avoir un ticket, apparemment que vous devez acheter en ligne), Time square, Soho, China town, etc.

Pour monter un peu plus haut et avoir une vue de la ville, pour avoir fait les 2, préférez le top of the Rock du Rockfeller Center, où vous aurez une vue sur l’Empire State Building et Central Park : moins de monde, et une vue qui reste tout de même grandiose. Du haut de l’Empire State Building, il y a 2 étages de visites : le 86ème étage et le 102ème, je ne vous conseille pas le deuxième (102ème étage) : coûte un peu plus cher et l’endroit n’en vaut pas la peine (filtres sur les vitres, peu de place).

A l’ESB, on vous prendra votre trépied pour le mettre au vestiaire, prévoyez donc un mini trépied (un JOBY devrait très bien faire l’affaire) pour la stabilisation que vous pourrez camoufler, j’ai dû mettre en œuvre le système D ;) Pour le Rockfeller, je ne l’avais pas emmené, mais je pense que c’est la même chose. Muriel m’a dit qu’une loi américaine interdit d’avoir les 3 pieds devant les grilles de protection, suffit d’un mettre un « dehors » pour que cela passe, si jamais on vous embêtait.

Bien entendu, tout photographe qui se respecte ira chez B & H, lieu incontournable pour y faire son shopping photo.

J’ai déclenché environ 1 000 fois, dont quelques photos en HDR (3 x RAW), retenu 220 photos et mis sur Flickr un set de 40.

Ce que je n’ai pas fait

Je n’ai pu faire la statue de la liberté, il parait qu’il est préférable de prendre le ferry (gratuit vers Staten Island) ou les bateaux de visite qui font le tour de l’île où elle se trouve, mieux je pense qu’être sur l’île pour les photos, d’autant plus que vous ne pourrez pas monter dedans.

Aller un peu plus loin aussi dans les autres boroughs que Manhattan: Coney Island au fin fond de Brooklyn et les fameux parcs d’attraction, proche de l’océan. Attention, à l’époque où j’étais à NYC (novembre), c’était fermé, la saison était terminée. On pensera aussi aux 5pointz dans le Queens pour les adeptes de graffs, même si on en trouve sur Manhattan du côté de China town à partir du Manhattan bridge. Toujours dans le Queens, et plus à un clin d’oeil aux Men in Black, passer faire un tour à Flushing Meadows, cela vous parlera tout de suite.

J’aurais aimé aussi aller du côté ouest, de l’autre côté de l’Hudson river pour prendre la skyline de ce point de vue. Egalement, j’ai loupé à 1 jour prés, le sapin de Noël du Rockfeller Center. Si on l’avait eu, je serais monté chez Saks prendre un chocolat et avoir un beau point de vue.

Aux solstices, avec les rues parallèles, il est assez exceptionnel de photographier le Manhattanhenge, encore faut-il être présents les (4) jours où cela se passe.

Les musées, notamment le Guggenheim pour son escalier ou le MoMA.

J’ai complètement oublié de prendre le New-Yorker , le fameux journal, cela sera pour une prochaine.

New-York, j’y reviendrai, c’est sûr.

D’autres conseils ailleurs.

 

skyline de Brooklyn

Retrouvez quelques photos de ce voyage sur l’album Flickr.

Les parcours journaliers en différentes couleurs sur le site trip de i-got U, avec beaucoup plus de photos.

Me suis confectionné un livre Blurb de mon périple, un échantillon de 11 pages :

Si vous avez des plans bouffe, visites, etc que j’aurais oubliés ou d’autres remarques, n’hésitez pas à commenter que j’enrichisse le billet ;)